Ce qui se dit dans la presse au sujet du coaching

Participation Bénévole au Training Job K-fé d

Article paru dans Sud-Ouest. La Jeune Chambre Economique de Saintes a organisé son premier Trainning Job K-fé au lycée Palissy. L'occasion pour moi de faire réfléchir les étudiants en Bac-pro Comptabilité sur ce que doivent contenir leurs CV et lettres de motivation pour mieux répondre aux attentes des recruteurs. Un moment à la fois sympatique et intense. A renouveler !

 

Parution "La Charente-Libre" le 6 février 2010. Rédigé par Frédéric BERG - f.berg@charentelibre.fr

On veut nous coacher. Pour reprendre confiance en soi, perdre du poids, apprendre à s'habiller, se mettre en valeur, se préparer à un examen, à un mariage, à un exploit sportif, gérer son stress ou carrément «prendre un nouveau départ», des professionnels proposent des services personnalisés, du «sur-mesure». Le plus souvent, ils s'approprient le terme anglais de coach. Un phénomène récent qui s'est fortement accentué ces dernières années.

La Charente n'échappe pas au phénomène avec aujourd'hui une dizaine d'hommes et de femmes sur ce créneau aux frontières un peu floues. Difficile de s'y retrouver dans une profession qui n'a pas véritablement de cadre juridique. On met dans un grand panier le relooking, l'image de soi, le coaching en entreprise, le coaching de vie, le coaching sportif, le coaching pédagogique... La réalité des pratiques, des compétences est pourtant très différente d'un coach à l'autre. «Certains, autoproclamés, nous font beaucoup de tort à nous qui sommes certifiés, qui avons suivi une véritable formation. C'est un travail à part entière», souligne Fabrice Petit, coach professionnel, vice-président de l'antenne régionale d'ICF France (lire ci-dessous), une des trois principales associations de coaching qui tentent toutes de «mettre un peu d'ordre» dans le flou.

En Charente, on trouve d'anciens sportifs, mais aussi un viticulteur, une ex-commerçante, des gens que leurs expériences professionnelles ou personnelles ont incité à choisir cette voie, mais aucun d'eux n'est affilié à l'une des trois associations. «Pas pour l'instant», répond Cédric Laurière qui a lancé récemment sa société «Néo coaching» (lire ci-dessous). Il dit vouloir «absolument» lutter contre le phénomène de «gouroutisation». «Il ne faut surtout pas provoquer une addiction. Moi, mon seul objectif est d'aider les autres. C'est à chacun d'être honnête.»

Le risque, redouté par certains psychiatres ou psychologues, c'est que le coach devienne un «directeur de conscience».

«Certains font très bien leur boulot en restant dans leur rôle. Le problème, c'est quand parfois ces professionnels qui exercent loin de toutes contraintes éthiques font des dégâts importants chez des gens fragiles», explique une psychologue du Nord-Charente qui dit avoir récupéré plusieurs personnes «rincées, au propre comme au figuré, par des soi-disant coaches». Et quand on sait que les séances sont facturées de 60 à 150 euros, on comprend qu'il faut bien choisir son coach. Pour éviter que ce soit seulement le portefeuille qui prenne un nouveau départ.

 

En 2010, un coach tu prendras...

Acquérir

de la confiance en soi

«Je ne suis pas un coach.» Martine Simon ne sait pas comment définir son activité. A défaut de mieux, elle se dit «conseillère en image de soi». Cette pétillante Angoumoisine de 59 ans s'est lancée en 2006 après une vie personnelle et professionnelle très riche. Couturière, styliste, elle a fait des stages chez Christian Lacroix. Elle a aussi tenu une mercerie dans la galerie d'Auchan pendant près de dix ans avant de créer «Près du corps». «Je connais bien les gens. J'ai fait de la couture, de la coiffure. Naturellement, je faisais du conseil en image. J'ai décidé d'en faire mon métier», remarque Martine Simon qui a suivi des formations et a vite rempli son carnet de rendez-vous. Conseils vestimentaires, de maquillage, d'attitude, Martine Simon aide «les hommes et les femmes à acquérir de la confiance en soi». Interrogés, plusieurs de ses clients se disent «ravis».

www.presducorps.fr

 

Atteindre

des objectifs de bien-être

Ingénieur, enseignant, Fabrice Petit, 39 ans, est aujourd'hui «coach certifié» à Saintes. Vice-président de l'antenne régionale d'ICF France, une association liée à une fédération internationale, il définit le coach comme «un professionnel de l'accompagnement qui suit obligatoirement les méthodes accréditées par les associations professionnelles et qui s'appuie en permanence sur le code de déontologie». Il explique «aider à changer juste ce qu'il faut pour atteindre des objectifs de bien-être, de performance, de création, de réalisation d'un projet, etc.» «On aide les gens à ouvrir les yeux.» Il intervient dans des entreprises, auprès de particuliers et notamment d'adolescents. «Je les aide à savoir ce qu'ils doivent mobiliser pour réussir.» Sa devise? «Un minimum d'énergie pour un maximum de résultats.»

http://ad2p.e-monsite.com

 

Les «résolutions du coach

en 2010»

ICF France, membre du réseau international de coaches ICF, qui a déjà édicté un code de déontologie (www. coachfederation.fr) entend «faire connaître et reconnaître la profession de coach, en préciser les contours et défendre les intérêts de la profession» et a imaginé les «dix résolutions du coach en 2010». Le texte est trop long à retranscrire en totalité. En voici quelques extraits: mettre en évidence l'utilité du coaching dans la prévention des risques psycho sociaux; encourager la certification professionnelle auprès du plus grand nombre de coaches; mettre le coaching à la portée de tous (...) pour préparer les futures générations à un mode de vie et de management responsable; être toujours plus ouvert et vigilant; ne pas négliger les possibles dérives; informer davantage les publics et coopérer avec les institutionnels en faveur d'un coaching responsable; continuer à adhérer et promouvoir mon association professionnelle afin de contribuer au partage déontologique et méthodologique. Une façon efficace de faire sa pub mais aussi d'avancer vers une meilleure visibilité.

 

 


Fabrice PETIT, Saintes, Angoulême et Bordeaux : 06 19 88 70 86 - f.petit@ad2p.org - ICF FRANCE, vice-président antenne Aquitaine Sud-Ouest